Organisation socioculturelle Convertir en PDF  | Version imprimable |  Suggérer par mail

La société traditionnelle dogon est organisée autour de deux personnalités : le Hogon et le responsable de Gin’na (maison familiale). Toutes les questions importantes de la communauté sont débattues autour d’eux.

Un personnage élu, le Hogon est le chef spirituel et temporel du village. Ses responsabilités sont axées sur le règlement des différends et des conflits. Il joue un rôle important dans la cohésion sociale. Il préside les cérémonies et les événements rituels importants et il détermine les moments justes du calendrier agricole des semailles.

Quant au responsable de Gin’na, il n’est pas élu. On devient responsable de Gin’na quand on est le plus âgé d’une famille ou lignage. La Gin’na signifie maison principale ou grande maison familiale et le responsable ou « Gin’na-banga » est la personne qui occupe cette maison. Il est gardien de l’ensemble des objets de culte légués par ses prédécesseurs ainsi que tous les lieux de culte. Les cérémonies de baptême et de mariage se faisaient chez lui. 

La seule religion pratiquée par les Dogon dans le temps était l’animisme. C’est une pratique ancienne qui consistait à adorer des idoles (fétiches). Tout se faisait d’une manière traditionnelle : le mariage, les baptêmes, les fêtes, les funérailles etc. Tous les conflits sans exception se résolvaient dans cette pratique.

Mais, depuis un certain temps, avec le brassage culturel, d’autres religions sont venues se greffer à l’ancienne telles que, la religion musulmane et la religion chrétienne.

Ainsi, un nouvel ordre commence à s’installer, ce qui a une influence sur la tradition.

Les autres facteurs de changement sont la migration, le tourisme et la mondialisation. Malgré tout, le pays dogon parvient à résister et à conserver jalousement son riche patrimoine culturel.

 
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