Résultats des enquêtes sur les cultures constructives Convertir en PDF  | Version imprimable |  Suggérer par mail

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Dans le cadre du projet renforcement des capacités locales pour une meilleure contribution du secteur de la construction au développement durable du pays dogon, financé par l’Union Européenne et exécuté par la mission culturelle de Bandiagara, l’ONG RADEV Mali et CRATerreENSAG de France, des enquêtes ont été menées.Ces enquêtes ont permis de savoir entre autre :

1- Les matériaux de construction disponibles au pays dogon

          Les pierres de tailles et de qualités très diverses :

          Les latérites :

          L’argile et le banco :

          Les briques en banco:

          Le sable 

          Le bois : 

            Autres : aujourd’hui avec la construction des écoles, des dispensaires et des centres d’alphabétisation, la tôle, les portes et les fenêtres métalliques font leur apparition dans les constructions ; le plastique est de temps à temps utilisé dans les toits.

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2- Le problème d’eau est crucial mais il faut faire avec…Au Pays dogon, la plupart des points d’eau sont temporaires : puits, mare, marigot. Mais, on trouve également à certains endroits des sources d’eau alimentées par les eaux de ruissellement ; des forages, des pompes, des puits à grand diamètre. Ces derniers points d’eau sont utilisés soit pour l’eau de boisson soit pour l’abreuvage les animaux.

3- Comment les travaux de construction sont-ils organisés ?Les travaux de construction  sont collectifs (groupe d’âge, de jeunes) avec l’appui des ouvriers qualifiés. Cependant, Les groupes organisés des ouvriers qualifiés sont mobilisés pour la construction des lieux de cultes comme des mosquées de village et d’autres types de construction. Egalement, les familles construisent les petites constructions comme la cuisine, les enclos d’animaux et les petits entretiens (toit, enduits).

4- Comment se fait l’entretien des maisons ?L’entretien se fait en fonction des parties et de l’état de dégradation constaté. Le côté Est orienté vers les pluies, selon la qualité de enduit, reçoit un entretien régulier parfois annuel.Les maisons en briques de banco, la toiture et les murs sont crépis chaque année. Si le toit est bien fait, il peut attendre plusieurs années.Le crépissage en graviers des murs extérieurs peut faire 5 à 15 ans ; seul le toit est repris au moins chaque 3 ans. Cependant, des petites retouches se font après chaque saison de pluies.

5- Les constructions anciennes sont entourées par les nouvellesPour renforcer la durabilité des éléments de construction, il faut une préparation minutieuse des matériaux. L’arbre « bèboulo » est écrasé et ajoute au banco afin de lui donner une certaine résistance.La cendre est utilisée pour lutter contre les termites. Les toitures sont faites en bois (poteaux, poutres, perchettes) et en banco deux ou trois couches avec des épaisseurs variant de 5 à 10 cm. Les première et deuxièmes couches sont en terre noire de surface ou de bas fond et la troisième couche damée est en gravillon ou banco rouge. La derrière couche est difficile à faire et la tendance est à l’abandon.Les quartiers récents  sont localisés pour la plupart autour des villages ou dans les zones d’extension et dans la vallée. La densité de l’habitat dans les quartiers récents est moyenne ou faible.L’accès est libre sans clôture ou se fait à partir d’une cour intérieure.Plusieurs raisons expliquent les changements intervenus. Le manque d’espace, l’évolution démographique et l’accès difficile (motos, charrettes), l’influence des villes sont à la base des changements intervenus. Ainsi, on remarque des changements de formes.

 
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